Au tribunal

Publié le par les jeunes écrivains

Nouvelle finalement hors concours pour cause de plagiat (merci le jury)

Au tribunal

 


« -La parole est au ministère public, allez-y Maître Foutier, annonça le juge.

-Monsieur Ducas, commença Maître Foutier, racontez nous encore une fois comment est morte votre femme.

-Ben on mangeait tranquillement devant la télé, commença Ducas.

-Donnez des détails, lui intima Foutier.

-Ben je me souviens qu’à la télé y avait Arlette Laguiller.

- Et que faisait-elle à ce moment-là ?

-Ben elle se plaignait, comme d’habitude.

-Je parle de votre femme ! lui rappela Foutier.

-Ha ! Heu…, elle mangeait puis soudainement elle s’est étouffée et elle est tombée sur le sol, sur le piano.

-Sur le sol ou sur le piano ?

-Sur le sol sur le piano à côté de la.

-Mais c’est où ça « là » ? s’énerva maître Foutier.

-Ben sur le piano à côté de sol : fa, sol, la.

-Et ensuite ?

-Elle est tombée sur le dos.

-Le do du piano ?

-Non elle est tombée sur le sol sur le dos.

-Sur le sol ou sur le do ?!

-Ben sur les deux !

-Quoi elle vous a joué un accord ?!

-Non elle est tombée par terre, sur le sol, sur le dos !!

-N’essayez pas de m’embrouiller !! hurla Foutier.

-Objection ! cria l’avocat de Ducas.

-S’il vous plaît, demanda le juge en tapant avec son marteau. Maître Foutier la dame elle est tombée sur le sol sur son dos, lui informa le juge.

-D’accord ! D’accord ! fit Foutier visiblement vexé.

- Quel andouille…chuchota le juge.

-Quel con ! fit pour sa part Foutier.

-Donc Monsieur Ducas ! reprit Foutier. Vous disiez que la veille où votre femme a été retrouvée morte vous faisiez le père noël à une petite fête au bureau avec des amis.

-En effet.

-Avez-vous des preuves de cela ? demanda le juge.

-Bien sûr ! Hô ! Hô ! Hô ! fit-il, imitant le père noël et attendant l’assentiment général.

-Preuve acceptée, confirma le juge.

-Et vous auriez dit pendant cette soirée, et je cite : « je mettrai une dose de barbiturique à son repas ; elle n’aura aucune chance ! »

- Non ce n’est pas ça ! se défendit Ducas, j’ai dit : « je mettrai une grosse barbe et tu riras ça n’aura aucun sens. »

-Vous auriez également dit pendant cette soirée : « je la passerai toute entière dans le broyeur ! »

-J’apporterai une tourtière à l’employeur…

-« Avant que j’aille te chercher je pense qu’elle sera morte. »

-Avant que j’aille te chercher je passe par la porte…

-Et enfin : « qu’est-ce que tu vas prendre ! »

-Oui elle a répondu un whisky et je lui ai servi.

-Ducas vous êtes l’assassin de votre femme ! » accusa Foutier.

De nouveau le brouhaha des contestations des uns, et des remarques sans intérêts des autres remplirent la cour.

« -S’il vous plaît », recommença le juge. 

Une fois le silence revenu, Maitre Foutier reprit :

« -Monsieur Ducas, quel est votre signe du zodiaque ?

-Moi je suis verseau, l’informa Ducas.

-Retournez-vous s’il vous plaît.

-Comme ça ? demanda-t-il en se contorsionnant maladroitement.

-Ouais, ouais… retournez vous encore une fois s’il vous plaît.

-Heu…Voilà.

-C’est bien ce que je pensais…Vous êtes recto-verso !! 

-Objection !

-Objection retenue, confirma le juge, Maître Foutier, quel rapport ?

-D’accord…Ducas !

-Heu…Oui ?

-J’ai un témoin qui affirme vous avoir vu jeter une soupière en plein visage de votre femme un soir, accusa Foutier, voilà un geste digne d’un assassin !

-Et alors ? lui demanda le juge.

-Enfin votre honneur il lui a jeté une soupière en plein visage ; sa femme elle devait être sonnée.

-C’est pas une raison pour le soupçonner.

-Pardon ?

-C’est un calembour…

-Ha bon ...

-La veille où votre femme a été trouvée morte, Mr Ducas portait un béret. Or, nous avons trouvé sur les lieux du délit le même béret. C’est donc au jury de délibérer ! »

 

Apres une longue période d'attente intense, et plusieurs crises de nerf plus tard, le juge vint enfin annoncer le verdict.

"-Maître Foutier… venez j’ai à vous parler s’il vous plaît…

-Qu’est ce que vous buvez ?

-De l’alcool…fit-il d’une voix peu assurée.

-De l’alcool ?! Mais vous êtes bourré Votre Honneur !

-Vous en voulez un petit verre ?

-Non merci.

-Vous avez un joli petit minois vous savez…

-Votre Honneur ce que vous faites n’a rien à voir avec la cour !

-Mais bien sûr puisque je vous fais la cour…

"Pouic !"

-Mais qu’est ce que c’est que ce truc ?!

-C’est mon nounours.

"Pouic ! Pouic !"

-Il est joli hein ?

Des murmures de protestation se firent entendre dans la cour.

-Votre Honneur l’audience est en train de s’énerver !

-Eh ben je vais les rappeler à l’ordre moi cette audience de mes deux ! s’énerva le juge. Où est ce que j’ai mis mon marteau déjà moi ?

-Heuu… Je ne sais pas.

-Tiens je vais prendre ça ! Silence s’il vous plaît ! cria-t-il en tapant sur son bureau.

"POUIC ! POUIC ! POUIC !"

 

 

 

    

 

 

 

 

Publié dans Concours 3°

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