L'arbre maudit

Publié le par les jeunes écrivains

L’arbre maudit

 

Kuruh, Kuruh ! Réveille-toi ! Réveille-toi !! Tout le monde t’attend sur la place pour célébrer ton passage à l’âge adulte. Cette voix, c’était Hylia, la fée de Kuruh. Dans ce village tout le monde reçoit une fée protectrice dés la naissance, qui devient alors notre seul parent. Oui, les enfants arrivent dans un panier à l’orée du bois. La légende dit que ce sont les esprits du « Lac Desus ». Kuruh n’était pas très grand. Il avait les joues roses et un teint d’enfant. Fin comme une aiguille car il ne mangeait pas beaucoup. Mais la tradition l’oblige et il doit partir en quête de la malédiction…

La malédiction de l’arbre d’Hyrule : un arbre que le maléfice avait pourri et rongé

en un rien de temps. Un arbre sans feuilles, sans odeur et dépouillé de toute émotion.

Kuruh alla voir « Turus », le chef du village.

« Turus ?demanda Kuruh. Quels vont être mes compagnons ?

- Ah ! Je t’attendais. Tes compagnons vont être :

Aurora, Sage de la lumière et gardienne de la nature

Lunce, Mage de la glace au coeur froid

Busuck, Berseker des abysses »

Turus baisa le front de Kuruh, ferma les portes du village et fit une prière à "Nos", Dieu du village.

Kuruh se retrouva seul devant une porte béante. Il se sentit abandonné et seul. Il partit alors en quête et se dirigea vers Libera pour rencontrer Aurora, la sage du village de la lumière. Au bout de deux heures d’aventure, il était déjà loin du village et arriva

dans le domaine des Mouflards, sortes de moutons à la fourrure très épaisse. L'un d’entre eux était mort. Juste à côté de lui se trouvait un oeuf brillant de l’intérieur. Il le mit dans sa besace et repartit avant que la nuit ne tombe. Le soleil se coucha et Kuruh installa sa tente avant d’allumer un feu. La nuit commençait à se faire longue et

froide. Les hululements des hiboux glaçaient le sang, et comme si cela ne suffisait pas, le fossoyeur arriva par derrière et tapa un coup sur l’épaule de Kuruh.


« Héééé ! Qui es-tu et que fais-tu dans ce cimetière?». Kuruh lui expliqua. Le

fossoyeur proposa à Kuruh de passez la nuit dans sa cabanette. Le soir, quand

Kuruh ouvrit son sac, le fossoyeur vit l’oeuf et l’interpella :

« Oh mon dieu ! Tu as un oeuf d’hippogriffe des neiges, ce n’est que une chimère

d’après la légende. Tu es donc l’élu de "Nos".

Kuruh – Excusez-moi, mais je ne vous suis pas, monsieur.

Le Fossoyeur – Tous les 1000 ans, Nos envoie un sauveur, c’est l’élu. Le dernier

était un grand invoqueur qui faisait son pèlerinage sacré. Il a sacrifié sa vie pour

emprisonner l’âme de « Sardius », souverain des morts et du mal. Il l’a emprisonné dans l’arbre d’Hyrule. Mais ce n’est qu’une légende, rien ne le confirme.

Kuruh – Mon village m’a envoyé en quête de cette malédiction.

Le Fossoyeur – D’accord … Mais tu es tout fin. Et tu n’as pas l’air très mature.

Kuruh – Ne vous en faites pas pour moi. Votre avis importe peu. Expliquez-moi plutôt

le rapport entre cet oeuf lumineux et Nos ?

Le Fossoyeur – Le père de cet oeuf, ce doit être « Ichi », l’hippogriffe du dernier élu. Un jour, un paysan a essayé de le caresser mais impossible. Seul l’élu peut le sentir. Regardons ... Prête-moi l’oeuf. »

L’enfant tendit la main et l’oeuf tomba au sol et fit un bruit rauque et sourd. Et,

pourtant il était intact.

Le Fossoyeur – Tu vois, l’oeuf passe à travers mes mains.

Kuruh – Incroyable ! dit l’enfant avec des yeux ébahis.

Le Fossoyeur – Oui… Très surprenant en effet.

Kuruh – Je ferais mieux de le mettre à l’abri.

Le Fossoyeur – Prends-en soin. Une fois sorit de sa coquille, ce sera un allié redoutable. Prends ça avec toi il te sera plus utile qu'à moi !

Le fossoyeur brandit un foulard rouge avec un signe mystérieux dessus… Puis ils se couchèrent après une longue discussion.

A l’aube , Kuruh se leva, intrigué par une douce sensation de brise humide. Il

constata que l’oeuf était fendu. Il se jeta dessus, l’enroba dans un drap et le remit dans son sac. Il remercia le fossoyeur pour tout, prit un crouton de pain-racine et se remit en route pour Libera.

Au bout de 4 heures de route, il arriva devant une splendide citadelle, faite de

lumière et de pureté. Il était impossible de distinguer les détails de son architecture à cause de la lumière éblouissante. Il s’approcha de la porte et vit une sorte d’urne avec inscrit « La couleur du sang est proscrite ». Il réfléchit pendant une bonne minute. Il prit le foulard rouge et le jeta dans l’urne. Un bruit de mécanisme se fit entendre et la porte s’ouvrit brutalement.

Le passeur – Votre nom s’il vous plaît.

Kuruh – Kuruh , monsieur. Mon nom est Kuruh.

Le passeur - Sir Kuruh. Nous vous attendions.

Kuruh – Comment ça ? Vous étiez au courant ?

Le passeur – Evidemment, Turus nous a prévenus !!

Kuruh – Il me surprendra toujours

Le passeur – Veuillez me suivre Sir Kuruh !

Il tendit la main vers un sceau, et une lumière en sortit alors.

Le passeur – Rentrez dans la lumière.

Il s’exécuta sans crainte. Il se téléporta alors dans une grande salle royale.

Le passeur - Votre majesté, Sir Kuruh est arrivé et vient chercher Aurora.

Le Roi – Cette chose ? Cette plume ? Et le roi éclata de rire.

Kuruh – Ce n’est pas très gentil de vous moquer ! répliqua Kuruh.

Le Roi - Quelle repartie … Tu me plais. Faites entrer Aurora !

Une sublime femme peu vêtue apparut dans la lumière qui se dégageait de la

porte. Elle se dirigea en l’espace d’une seconde à coté de Kuruh. Et au même

moment elle le toucha et ils disparurent pour se retrouver dans une plaine glacée. C'était comme s'ils se connaissaient depuis toujours. Elle engagea le dialogue :

Aurora – Kuruh … Je suis Aurora. Je vais t’apprendre des choses élémentaires

avant que nous repartions. As-tu trouvé l’œuf d’hippogriffe ?

Kuruh – Euh ? Oui … mais …

Aurora – Très bien, coupa-t-elle. Tiens-le dans tes mains et prouve- lui que tu

veux être son ami.


Kuruh essaya et passa l’après-midi à essayer de faire ce qu'Aurora lui demandait. Le soir , Kuruh s’énerva et laissa tomber une perle d’eau précieuse tomber de son oeil qui atterrit sur l’œuf. L’œuf se mit alors en lévitation et un hippogriffe sortit.

Kuruh – Prodigieux. Tu t’appelleras … « Legacy ».

Aurora – Félicitation Kuruh. Maintenant on se rejoint au pic de la montagne. Lunce doit s’y trouver.


Kuruh enfourcha Legacy et ils partirent au sommet. Au fur et à mesure de leur ascension, la température avait chuté à -15°. Lunce était là. Kuruh s’approche mais arrivé à une certaine distance, un pic de glace sortit du sol pour l’embrocher.

Kuruh parvint à esquiver mais sa joue saignait … Cela n'allait pas être aussi facile qu'avec Aurora.

Lunce – Qui es-tu pour t’approcher comme ça de moi? Impudent!

Kuruh – Excuse-moi ! Moi nom est Kuruh. Tu es recruté pour partir avec moi.

Lunce – Ah ah ! Oublie cette idée. J’attends déjà Yusfu, mon maître.

Aurora – Yusfu est mort, Lunce.

Lunce – Baliverne … Son cœur et sa volonté sont de fer … Elle n’aurait pas sombré et échoué dans sa quête.

Aurora s’approcha et lui donna une veste et un médaillon.

Lunce – Qui t'a donné ça, Aurora ? Tu sais à qui ça appartient ? Et ce médaillon, tu sais ce qu’il représente !? Les as-tu donc volés?

Aurora – Abruti. Yusfu est mort ! j’ai récupéré ça sur son cadavre. Désolé, Lunce. Nous n'avons pas de temps à perdre.

Il mit le médaillon et se leva. Il créa un surf de glace et dévala la falaise de Crystal.

Aurora – Il est parti en direction de l’océan.

Kuruh – J’ai compris le message. Rendez-vous là-bas !

Et elle disparut. Kuruh arriva au point de rendez-vous. Il faisait face à un tunnel de glace au milieu de l’océan.

Aurora – Celui-ci mène dans les abysses, Kuruh. Libre à toi de rester là, nous

ressortirons d’ici une heure avec Busuck. Il a pour fâcheuse habitude de … mordre, disons.

Kuruh – Hors de question ! Je viens !


Il se jeta alors et sombra dans le noir le plus complet. Il atterrit dans un

endroit où des bruits de chaînes et des grognements se faisaient entendre.

Aurora fit de la lumière et un homme en armure noire enchaîné parut. Ils ressentirent tous un fort sentiment de compassion pour lui.

Busuck - LIBEREZ MOI DE CES CHAINES ET JE VOUS SUIS DANS VOTRE QUETE!!!

Lunce –Nous sommes là pour ça Busuck, calme-toi.

Lunce cassa les chaînes mais fit un bloc de glace autour des mains de Busuck …


Busuck - Merci, Infiniment merci d’être venus.

Kuruh – Suis-nous ! Nous allons devenir des Héros.

Nos amis partirent en direction d'une sinistre forêt, la forêt d’Hyrule. La quête

touchait à sa fin. Plus aucune âme ne vivait ici, les arbres semblaient les

regarder. Il se faisait tard et nos amis campèrent au milieu de la forêt.

Kuruh – Merci de m’avoir accompagné.

Aurora – C'est un plaisir Kuruh. Mais si nous gagnons, nous gagnerons ensemble !

Si nous devons mourir, nous mourrons ensemble.

Lunce – Je n’échouerais pas. Je dois réussir. Je dois venger Yusfu.

Busuck – Que je meure ou que je vive, mon destin sera de rester prisonnier dans

cet abysse profond.

Aurora – Non tu seras un Héros ! Tout le monde va t’acclamer !

Lunce – N’en sois pas si sûre ! L’ampleur des dégâts est trop importante pour

pardonner.

Aurora – C’est impensable que les humains puissent être aussi bêtes !

Kuruh – Ne t’en fais pas Busuck, je me débrouillerais pour que leur avis change !

Lunce – Bonne chance pour demain les amis.


La lumière émise par Aurora s’éteignit. La nuit fut tranquille et ils se levèrent tous à l’aube. La route était longue et chacun était concentré. Ils parvinrent néanmoins devant l’arbre et entrèrent dedans. Un croquis de Sardius le maléfique était gravé dans un marbre. Un hurlement retentit.

Une ombre sortit et bondit sur Lunce. Il se protégea avec un bouclier de glace.

Kuruh et ses amis se jetèrent tous à corps perdu dans la bataille. Busuck se déchaîna alors et brisa la glace qui retenait ses poignets. Lunce enclencha le pouvoir du médaillon. Un énorme faucon de neige apparut sur le sol et une tempête de glace s’abattit sur Sardius. Aurora donna le pouvoir du loup à ses amis et envoya une rafale de boomerang sur le spectre. Kuruh, lui , brandit son épée qui était devenue de feu. Une armure apparut sur son corps par un pouvoir mystique. Il tapa par terre et cria. Par le pouvoir de l’amitié et de la coopération, ils vinrent à bout de Sardius. Ils se rendirent devant la stèle de marbre.

« La malédiction ne se rompra que par une amitié à toute épreuve »

Les compagnons mirent leurs mains sur la stèle. Leurs corps se statufièrent, l’arbre refleurit, la malédiction fut levée, l’amour et l’harmonie régnaient en maître. Ce pouvoir mystique n’était nul autre que Nos apportant la seule aide possible pour lui : lier les âmes. Leurs corps étaient de pierre, mais leurs cœurs restèrent liés à jamais !

 

Publié dans Concours 3°

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